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Drogués du stress

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Drogués du stress

 

Certains matins, je me réveillais tranquillement et tout d’un coup je sentais comme une bouffée anxieuse me tordre le ventre. Aussitôt la mécanique mentale se mettait en route et je cherchais ce qui pouvait bien ne pas aller.

Qu’est ce qui va encore m’arriver ? Pourquoi est-ce que je me sens si mal ? Pourquoi suis-je découragée ?  Mais plus je m’interrogeais et plus je sentais monter cette angoisse.

Quand on vit une émotion de longue durée comme la colère ou le stress, on est obsédé par ce qui nous arrive, on y réfléchit sans cesse, on y pense sans arrêt, on cherche à refaire l’histoire, à imaginer une solution pour s’en sortir ou un moyen de contre -attaquer…

Mais plus on cherche moins on trouve.

A cause de la présence continuelle de cette émotion, le corps est en quelque sorte obligé de fabriquer de l’adrénaline, de la cortisone et des endorphines à jet continu.

Il ne peut pas réagir autrement et il continuera de le faire tant que le danger sera présent et ce, pour le seul et unique objectif qui est de se sentir enfin éloigné de la zone de danger.

De la même manière que certains ont besoin d’un café noir très serré, d’un verre d’alcool ou d’une cigarette pour se mettre en train, d’autres ne peuvent se passer des effets stimulants de l’adrénaline et des morphines auto-créées par une émotion de longue durée.

Le manque est un stress interne qui en quelque sorte oblige le sujet à chercher sa dose de drogue.

Par leur simple présence, les ELD obligent, pour ainsi dire, le corps à envoyer de nouvelles décharges d’adrénaline ou de morphine. L’accumulation de ces hormones crée une satisfaction mais aussi un nouveau stress, une nouvelle angoisse, un nouveau mal être, auquel l’organisme va réagir toujours de la même manière automatique en fabriquant et en s’injectant à nouveau de l’adrénaline, de la cortisone ou des endorphines.

Le piège est en place, la boucle est bouclée et l’on devient sans le savoir des drogués du stress.

Lorsque l’activité pourvoyeuse de ce dernier s’arrête, l’alimentation en hormones cesse aussi et le manque de nouvelles hormones fait son apparition.

Généralement, la capacité d’adaptation à une situation stressante est intimement liée à la personne en question, à son état physique et psychique, à sa propre expérience ainsi qu’à sa perception de la situation.

Finalement, j’ai compris que ce cycle infernal ne peut être cassé qu’en agissant sur les symptômes du manque et sur le mal être qui en découle.

Désormais, il y’a une chose que je peux faire : refuser de penser comme d’habitude et apprendre à écouter mon corps. Tous simplement etre plus consciente et capable de gérer n’importe quelle émotion de longue durée.

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